Quand je vois ma Gaïa danser, je ressens un je ne sais quoi qui se serre dans mon Coeur. Je ne peux m'empêcher de détacher mes yeux d?elle quand elle est dans un groupe sur scène, je suis comme aimantée par son énergie, tant elle est belle. Je ne regarde qu'elle.

Bien sur c'est ma fille, direz vous, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, quand je travaille avec elle, nous avons des rapports de danseuse à chorégraphe. Oui, c'est possible?et je suis capable d?avoir du recul et de rester critique. Elle n'est pas tout le temps « juste » (comme on le dit dans notre jargon), mais elle est habitée. En elle, le mouvement est fluide, elle a cette grâce féminine à faire pâlir d'envie toute femme qui sent que c'est inné chez certaines, et tellement compliqué chez d'autres?

Son corps vibre de vie, ses cellules savent par où le mouvement passe, elle comprend vite, très vite ce qu?on attend d?elle, et ne se fourvoie pas. Elle est majestueuse, une âme qui a du être une déesse dans une vie antérieure, tant les gestes de ses mains savant ce qu'il faut faire. Elle a un sens de l'espace et du temps (du rythme) intuitif. Elle a du sang africain, de cette terre qui bat et qui sait ce qu'est la palpitation de la vie organique, essentielle. Elle a une intelligence du mouvement hors du commun et saute comme une gazelle, et bosse jusqu'à ce que ça coule?c'est beau, c?est touchant, ce n'est pas le cas pour tout le monde, pour elle, c'est évident.