Quand Lucie Déry des Productions Guy Corneau m’a demandé d’écrire un article sur « comment je suis arrivée au meilleur de moi », j’avais envie de transformer la question en : « quand est-ce que je suis le meilleur de moi » ? C'est à dire la meilleure version de moi-même !


En effet, je pense que nous ne sommes jamais tout à fait le meilleur de nous-mêmes, ou plus exactement je pense que nous ne le sommes jamais de façon permanente…

Je dis ceci car d’après la fameuse loi de l'équilibre, nous le sommes, puis nous ne le sommes plus. Nous vivons des gains et sommes au mieux, puis nous faisons face à des pertes, et ne sommes plus tout à fait le ou la meilleur(e). Je pense que c'est une illusion de croire que nous pouvons l’être tout le temps, car nous avons une part d’ombre. Nous ne sommes pas que lumière, nous ne sommes pas que « bon », et donc « meilleur ».

Plus nous sommes exigeants vis à vis de nous-mêmes et plus notre vie devient complexe et nous amène des épreuves différentes, des obstacles à franchir…Et plus c’est difficile.

Mais nous apprenons de ces épreuves aussi. Nous comprenons que l'idée n'est pas d'être « la » ou « le » meilleur, mais d'être « meilleur ».

Cela fait des années, environ 30 ans, que je m'intéresse à être la meilleure version de moi-même. Cela me paraît être même le sens de la Vie. Je ne parle pas d'un point de vue moral, ou religieux, mais d’un point de vue philosophique, spirituel, psychologique.

Etre le meilleur de moi, c'est être « Moi » le plus possible, la vraie Patricia Olive. Je l'écris avec un grand M car mon Moi je l’estime. Il est précieux. Je dois en prendre soin. C’est mon identité, ma marque personnelle, mon sceau, ce qui fait ma singularité.

La psychanalyse travaille sur le thème de l'identité et fait une différence entre « être un personnage » (personae) et être l'individu singulier que nous sommes appelés à devenir.

J’ai cheminé 18 ans avec Guy autour de ce sujet d’envergure et en ai retenu ceci : laisser apparaître notre véritable nature est une bien longue affaire :) Une vie entière ne suffit pas parfois pour atteindre ce dessein… Être « Soi » est une belle aventure.

Comment j’ai fait pour devenir petit à petit « le meilleur de moi-même » ?

Je vais tout de même tenter de répondre à cette question. Il me semble qu'étant mal dans ma peau plus jeune, tellement addicte à un besoin de reconnaissance, j’avais besoin d’être vue, d’appartenir à un groupe, de trouver ma place comme bon nombre d’entre nous.

J'avais besoin de trouver du sens à ce que je vivais.

Petite, j’ai grandi comme un animal sauvage, ayant du mal à se civiliser. J’avais du mal à trouver ma place dans ce monde que je trouvais violent, difficile, et je n’avais pas les outils pour comprendre.

La danse m’a permise petit à petit de m’exprimer, et de m’ouvrir. Créer m’a délivré du fardeau de la peur (en grande partie), j’osais de plus en plus au fur et à mesure. Mais ça ne suffisait pas. Je n’avais pas encore tous les outils… J’ai cherché et je continue de le faire. J’ai cru parfois avoir trouvé. Je me suis trompée, je me suis illusionnée. J’ai cru au père Noël. Ca m’aurait bien arrangé :) J’aurais bien aimé qu'un prince charmant arrive sur son grand cheval blanc :)

J’ai eu la chance sur mon chemin de rencontrer des personnes comme Guy Corneau (un prince très charmant arrivé avec sa caravane :) Guy a été mon mentor, tout en étant un ami très cher. Il m’a fait entièrement confiance et m’a fait intervenir dans ses séminaires. Ce que nous y faisions avait du sens pour moi. Je me rendais utile et je contribuais de tout mon être à l'élaboration et à la réalisation de ces ateliers au service du propos de Guy. Et là, je peux affirmer que j’ai été de plus en plus le meilleur de moi-même.

https://www.lesproductionsguycorneau.com/